Ethique

 

ethiqueLa psychiatrie, spécialité de notre établissement, nous place face à des situations paradoxales qui doivent mobiliser la réflexion éthique pour être résolues. Ces paradoxes tiennent à la nature même des troubles (« La maladie mentale est une pathologie de la liberté » selon Henri Ey) et notamment au fait que nous sommes amenés à soigner des personnes sans leur consentement, sous le régime de la contrainte. Réfléchir à nos pratiques soignantes nous est donc apparu être une exigence législative et de qualité (critère HAS), mais aussi une nécessité thérapeutique.

 

Depuis 2010, l’établissement s’est doté d’un dispositif propice à développer une réflexion éthique. Ainsi, une commission Ethique /EPP, devenue comité Ethique, a été créée. Composé de représentants de la Direction, de médecins, de référents paramédicaux et médicaux des pôles cliniques et de représentant des familles de patients, ce comité a pour missions :

  • d’accompagner et de sensibiliser les personnels à l’éthique, dans le contexte des soins
  • d’identifier les problèmes éthiques rencontrés dans l’établissement lors de situations particulières ou complexes (refus de soins, contention, consentement éclairé…), mais aussi lors de situations quotidiennes (refus d’hygiène, respect de l’intimité, de la confidentialité)
  • d’organiser des temps de réflexion liés à ces situations ou encore de proposer des journées sur des thématiques plus générales, comme la maltraitance, la violence du patient…
  • de produire des avis ou des orientations générales à partir d’études de cas, questions particulières ou thèmes généraux
  • de mettre à disposition des professionnels, des ressources documentaires.
  • de rendre compte aux instances (Directoire, Conseil de Surveillance, CME, CSIRMT, CAQ/GDR ) des démarches conduites dans le domaine de la réflexion Ethique.
  • de communiquer auprès des professionnels sur les différentes étapes des projets menés.

De plus, une politique Ethique d’Etablissement qui se décline dans les différents projets, notamment dans les projets des pôles cliniques, a été rédigée en 2013. Elle démontre que cette question éthique est placée au cœur de nos préoccupations et rappelle les points forts de l’établissement dans ce domaine :

  • L’existence d’une commission Ethique/EPP créée en février 2010 et dont les missions sont décrites dans un règlement intérieur,
  • L’existence d’espaces dédiés de réflexion Ethique sous la forme d’ateliers éthiques organisés dans chacun des pôles cliniques, à partir de cas de patient ou de situation particulière, présentés par les équipes des unités de soins,
  • L’existence au sein des équipes pluridisciplinaires de réunions cliniques de synthèse de cas de patient ou encore dans plusieurs unités, des temps de réflexion sur les pratiques permettant d’aborder des questions d’éthique (analyse des pratiques, supervision),
  • La conduite de démarches d’Evaluation des Pratiques Professionnelles sur des sujets intégrant la dimension éthique : contention et mise en chambre d’isolement, prévention de la maltraitance, autocontrôle de mes pratiques professionnelles.
  • L’organisation à l’échelle de l’établissement, de journées sur des thématiques en lien avec des questions éthiques, ex : « promotion de la bientraitance » ; « citoyenneté  des malades mentaux» et « la loi du 5 juillet 2011 »
  • Le plan de formation continue proposant comme axes prioritaires, des formations collectives sur ces mêmes thématiques,
  • La constitution de groupes d’amélioration de la qualité sur le thème des libertés individuelles du patient et la gestion des restrictions de liberté ou encore sur le thème de la bientraitance,
  • L’échange d’expérience avec d’autres établissements de la région grâce à la participation du CH Vauclaire à une structure éthique régionale.